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Il y a… l’homme qui attend sa femme devant l’église.

 Vous êtes assise sur les marches de l’église, attendant vos amis. Une voiture se gare sur le coté de l’église, en sort un homme, caché derrière ses lunettes de soleil. Il s’appuie sur sa voiture et ne bouge plus. Il semble statufié, les bras croisé, aucune expression sur le visage. Il attend, insensible à la ville, à l’agitation, à la vie autour.

Puis une femme s’approche, sortie de l’église, ses talons claquant bizarrement sur le parvis. Toute de noir vêtue, elle aussi cachée derrière des lunettes de soleil. A son apparition, l’homme se dresse et décroise ses bras, fait un pas en avant. La femme se jette dans ses bras, et se met a hurler. Vous comprenez qu’elle pleure, elle pleure toutes les larmes de son corps, elle pleure comme si elle ne pouvait rien faire d’autre. Un chagrin énorme qui devait l’oppresser, et maintenant elle pleure comme un enfant, se libérant de ce poids. Face à ce chagrin, vous êtes peu de choses, vous êtes percutée par le contraste, vous qui vivez pleinement votre vie et elle, poursuivie par la mort. Face à ce chagrin, vous êtes désemparée, vous vous levez et vous déplacez, comme honteuse d’avoir assisté a cette scène, d’avoir été comme une intruse. 

Un corbillard arrive et, n’y tenant plus vous vous éloignez, comme percutée par la réalité de la mort et du chagrin de ceux qui restent.

(Pardon pour cette touche austère, mais lorsque vous assistez a cette scène, vous prenez la mesure du chagrin, et vous avez envie plus que jamais de vivre.)